Insectarium

Insectarium

Exhibition : 
Friday, February 6th, 2015 to Saturday, April 11th, 2015
Opening Night : 
Thursday, February 5th, 2015

Antoine Rose, présenté pour la première fois en solo show à Bruxelles, expose entre autre une sélection de ses dernières oeuvres de la série « Up in the Air ». C’est à bord d’un hélicoptère qu’il capte sur le vif des scènes qui rappellent les installations de l’artiste Christo. Les vacanciers pensent fuir le formatage de la vie citadine et pourtant le reproduisent scrupuleusement sur la plage, où serviettes et parasols s’alignent tantôt bien sagement tantôt dans une franche pagaille à l’instar d’une vaste foule s’égaillant à la sortie d’un métro.

Les sujets photographiés par Antoine Rose peuvent trouver un écho avec le travail du Photographe Italien Massimo Vitali, devenu mondialement célèbre pour ses images de bord de plage bondée. Mais la comparaison s’arrête là car ce dernier opte pour un cadrage frontal assez classique, pris depuis une petite émergence, laissant toujours apparaître une part de ciel, le tout baignant dans une lumière filtrée, tandis que Rose avec son approche « vol d’oiseau » impose une composition à 2 axes, l’océan et la plage, le ciel se trouvant exclu.

Il existe toujours un contraste entre les compositions verticales et horizontales: d’une part, le ressac irrégulier de l’océan, parfois calme ou tourbillonnant d’une couleur bleu-vert, et la linéarité de la plage ou des personnages et objets colorés qui ajoutent une pléthore de variations chromatique naturelles et industrielles.

La représentation de « miniatures » transforme ces prises de vue aériennes en peintures abstraites et inscrit son travail dans une approche artistique contemporaine minimaliste tandis qu’une deuxième lecture plus rapprochée permet de s’immiscer dans de petites « tranches de vie ». La lecture des oeuvres nous plonge alors dans une dimension anthropologique et sociologique jusqu’à nous faire penser à un « Insectarium ».

L’artiste introduit une tension entre le réel et le virtuel, entre ce que l’on pense voir et ce que l’on voit, entre le visible et ce qui se cache.